Le Parc Naturel Régional des Ardennes, un label bon pour l’environnement… et le tourisme

Née dans les années 1990, l’idée d’un Parc Naturel Régional fut proposée à l’époque par Michel Sobanska, Conseiller Régional, Conseiller Général du canton de Rocroi et Maire de Rocroi comme outil de valorisation des patrimoines du territoire.

L’idée s’est concrétisée le 21 décembre 2011, avec la signature de la Charte du Parc Naturel Régional des Ardennes par le Premier ministre François Fillon. Une signature officielle qui labellise le Parc et le positionne comme le 47ème de France et le troisième de la région.

Un projet étudié…

Douze années ont été nécessaires pour faire aboutir le projet, soutenu par le Conseil Général, partenaire et financeur depuis 2001.

Dès 1999, l’Association de préfiguration du Parc Naturel Régional en Ardennes est créée. Schéma classique pour la labellisation d’un territoire, l’Association de préfiguration sera le précurseur du Futur Parc Naturel Régional des Ardennes, transformée en Syndicat Mixte de Préfiguration en 2009 puis en Syndicat Mixte de Gestion du Parc en 2011.

Le Conseil général des Ardennes adhère à ce dernier et alloue annuellement une participation financière de 171 000 €, soit le même montant que celui de la Région. Une somme qui s’ajoute aux 516 000 € déjà versés depuis 2001 pour mettre en place le PNR. ( Lire la suite ...)

Le PNR des Ardennes est ainsi officiellement composé jusqu’en 2024 de 91 communes, de 6 Communautés de communes, d’une ville-porte - Charleville-Mézières -, du Conseil général des Ardennes, du Conseil régional de Champagne-Ardenne et de l’Etat.

Crédit photo : L.Ferry

Un Parc naturel mais pas que…

On le sait, le territoire ardennais possède une biodiversité qui le rend unique. Des pelouses de la Pointe de Givet aux gisements fossiles de Vireux-Molhain, classés en Réserve Naturelle et Réserve Géologique, les Ardennes ont un patrimoine typique. Une diversité et une richesse qui se déclinent aussi au niveau du patrimoine bâti, des savoir-faire industriels et artisanaux.

La mise en place d’un Parc est l’occasion privilégiée d’envisager de nouvelles perspectives économiques pour le territoire, notamment dans le cadre du contexte industriel local.

Le Parc donnera aux activités de sylviculture et d’agriculture un nouvel élan. Pour cela, il prend le parti de valoriser la qualité des productions et d’offrir de nouveaux débouchés à l’activité forestière et agricole. La priorité est donnée à la valorisation des activités traditionnelles du territoire, qu’elles portent sur les ressources minérales, forestières ou agricoles.

Par ailleurs, la situation privilégiée du parc au cœur de l’Europe et à proximité des axes de transport doit lui permettre d’envisager un rôle pilote dans la valorisation des potentialités touristiques des Ardennes.

Outre la préservation de l’environnement, le PNR est un atout touristique de taille labellisant 116 000 hectares étendus de la Vallée de la Meuse et de la Semoy au plateau forestier ardennais et de Thiérache.

Si on regarde du côté de nos voisins Ch’tis, le Parc Naturel de l’Avesnois ou celui des Caps et Marais d’Opale offrent à leurs producteurs locaux et entreprises la marque PNR. Une marque apposée sur les produits du territoire, respectueux de l’environnement qui permet la valorisation des productions locales.

Dans le fond pour les Ardennes, le PNR c’est bien plus qu’un parc, c’est la reconnaissance d’un territoire, d’un patrimoine naturel mais aussi d’un savoir-faire local et artisanal.