Cellule Archéologique

Comme d’autres Conseils départementaux, le Conseil départemental des Ardennes s’est doté en 2009 d’une cellule d’opérations archéologiques, afin d’adapter au mieux le calendrier archéologique (interventions archéologiques décidées par l’État) sur le territoire départemental.

Cellule archéologique du Conseil Général des Ardennes

Cette cellule archéologique agit sur des projets économiques et industriels : gros projets d’urbanisme, réhabilitation de friches, construction de lotissements ou encore de maisons de retraite, sans oublier de temps en temps une intervention « isolée » sur un terrain de particulier.

Elle permet aux clients privés ou publics de ne pas perdre de temps.
Cette nouvelle compétence - volontaire qu’assume le Conseil départemental ne coûte presque rien à la collectivité.En effet, toutes les interventions de la cellule sont payées par les aménageurs, qui doivent prendre en charge les frais.

 

De la pelleteuse au laboratoire

La cellule est agréée pour les deux périodes principales du département : la période gallo-romaine et le Moyen âge. 

Aujourd’hui, on ne fait plus une archéologie d’objet, c’est-à-dire qu’on ne s’attache plus uniquement aux trésors enfouis. Les objets découverts sont devenus un moyen
pour l’archéologue de comprendre les relations qu’avaient les hommes avec leur environnement, les flux démographiques, les contraintes engendrées par le cadre de vie…

Les Ardennes sont un puzzle dont elle rassemble, petit à petit, toutes les pièces ! C’est un travail de longue haleine, qui se déroule en 4 phases.

  1. Tout d’abord, la phase de détection, de diagnostic. Des sondages sont effectués grâce à une pelleteuse. C’est la première phase, en amont des projets, pour comprendre quel sera leur impact sur les traces archéologiques. Cette phase est la plus visible, et la plus fréquente !

2.   Tape suivante : les fouilles à proprement parler. Et là, plus de pelleteuses, enfin beaucoup moins. C’est à coups de pelle et de pinceau que sont dégagés les vestiges.
3. La dernière phase est la phase de l’ombre, en laboratoire. Trier, nettoyer et répertorier ce qui a été découvert. Le travail scientifique commence vraiment là, avec la datation des objets.
4. Ensuite, le retour vers le public peut commencer avec la synthèse des découvertes, diverses publications, des expositions ou encore des plaquettes.
  • La Cellule archéologique du Conseil général des Ardennes En cinq ans, la cellule départementale a réalisé 84 opérations de diagnostic pour une superficie de 458 hectares. Elles ont eu lieu essentiellement... Lire la suite +