Lac de Bairon : la baignade reste interdite

Par mesure de précaution, le Conseil départemental a pris la décision d’interdire l’accès à la zone de baignade du lac de Bairon depuis le vendredi 2 août et ce jusqu'à nouvel ordre. En cause, la présence de cyanobactéries dans l’eau.

Depuis le vendredi 2 août, le Conseil départemental a décidé d’interdire l’accès à la zone de baignade de Bairon. En effet, suite à des prélèvements, l’Agence Régionale de Santé (ARS) a informé le Département que les fortes chaleurs des dernières semaines ont eu pour effet de favoriser l’apparition de cyanobactéries.

Cette interdiction est effective depuis le samedi 3 août et ce jusqu'à nouvel ordre. Le drapeau rouge, signifiant l’interdiction formelle de se baigner, est hissé, et deux surveillants de baignade s’assurent que cette consigne est bien respectée.  
L’ARS se rendra sur site dans les prochains jours pour effectuer de nouveaux prélèvements d’eau afin de déterminer si la zone de baignade peut être rouverte au public.

En savoir plus sur les cyanobactéries*
Les cyanobactéries (appelées aussi cyanophycées ou algues bleues) sont des micro-organismes photosynthétiques. Elles contiennent des pigments qui leur donnent une coloration généralement bleue-verte.
Ces micro-organismes se retrouvent sur tous les continents et jouent un rôle essentiel dans l’équilibre écologique des milieux aquatiques. Les cyanobactéries se développent naturellement dans les eaux douces superficielles, stagnantes, peu profondes et riches en nutriments mais peuvent proliférer de façon soudaine, lorsque les conditions de température et d’ensoleillement leur sont favorables.
Certaines espèces de cyanobactéries produisent des toxines qui peuvent provoquer des troubles de santé chez l’homme et chez certains animaux, en fonction des concentrations et des conditions d’exposition (nausée, vomissements, maux de tête…).
  
Point de situation sur les chenilles urticantes
Depuis la semaine dernière, des grilles sont en place afin d’interdire l’accès à la zone boisée depuis la plage et l’espace de jeux. Des barrières et des rubalises sont installées le long du bois, avec un affichage dissuasif.
Les agents du Conseil départemental continuent de faire des rondes afin de vérifier que les consignes sont respectées par le public et, si nécessaire, de les rappeler.
Des inspections rigoureuses et régulières des zones infestées sont également réalisées et au besoin, la société prestataire du Conseil départemental est mobilisée pour assurer un traitement naturel et un nettoyage du sol par aspiration.

*Source : ARS Bretagne