Le Jardin Cabaret de l’association Fou-Rire à la sauce Escoffier

Troisième rendez-vous estival pour l’association Fou-Rire qui a organisé à Charleville-Mézières le 1ier juillet son Jardin Cabaret. Aux commandes Guy Escoffier. L’invité d’honneur : Martiny. A voir sans modération.

Il faut être fou et complètement déjanté - faisant référence à l’affiche du jour-, pour organiser une soirée cabaret dans un jardin, entre le rosiers grimpants et le bassin de plaisance où Cloé la grenouille coasse plus vite que son ombre.

Il faut l’être doublement plus, pour programmer ce type de soirée en plein centre de Charleville-Mézières un 1ier juillet , alors que les Guygnolades sont bien loin dans la mémoire hivernale et que le temps est plutôt aux vacances vers des cieux plus méditérannéens...

Mais il faut être entièrement fou et irrécupérable pour organiser cette soirée du rire le soir même où la bande à Zidane essaie de renvoyer l’équipe du Brésil à ses chères études et de se qualifier pour les demis-finales de la Coupe du Monde de football.

Mais çà va pas la tête ?

Martiny et Henry au programme !

L’association Fou-Rire et son animateur Guy Escoffier ont osé l’impensable. Et autant le dire, le diable a eu plus de succès que Ronaldo et Ronaldino réunis dans leurs tentatives de tirs aux buts. Donc il est à moitié pardonné !

Au programme de ce Jardin Cabaret, troisième du nom, l’invité vedette Martiny. Non, non, pas le gardien de but ! En première partie, on vous le donne en mille : Romain Henry, l’homonyme de l’autre... Le jeune lycéen jongle avec les mots comme "Titi" avec le cuir. Mais ce n’est pas possible de nous faire un coup pareil !

Il est "on the rock’s" ce Martiny, aussi solide que la charnière Gallas-Thuram, aussi brésilien du cerveau que notre Zizou national et aussi Breton de Marseille que Riberi. Autant dire excellent. Et quand Martiny avec sa coupe de cheveux à la Barthez un soir de bringue, se met à jouer les ventriloques , à faire des chansons "Rébus" (quand j’ai bu j’ai plus soif...) ou à improviser les toréros de comptoir (ollé !), cela devient aussi fracassant qu’un Thierry Henry ou un Patrick Vieira. Rassurez-vous : la bande à Escoffier, à Jenny, à Mona et à "Monsieur Régie" ne sévira plus jusqu’au mois de janvier, où ils sont attendus au théâtre municipal de Charleville-Mézières, pour la nouvelle édition de Guygnolades du rire qu’encourage le Conseil général des Ardennes. La Coupe du monde sera finie. Pas celle du rire.

Mais, une indiscrétion de vestiaires laisse dire que les lascars de la bande au Lyonnais Escoffier se laisseraient tentés par le Festival Mondial des Théâtres de Marionnettes dont ils sont de fervents supporters. Autant poursuivre l’idée du Jardin extraordinaire. avec ou sans ballon... A voir, comme Martiny, sans modération.