Débutés en novembre dernier, les travaux sur la RD1a au niveau de Joigny-sur-Meuse reprendront à partir du lundi 19 janvier, après une pause pendant les vacances scolaires d’hiver. L’occasion de faire un zoom sur cette opération délicate qui nécessite l’intervention de techniciens cordistes.
Une opération de sécurisation de la paroi rocheuse, juste au-dessus de la RD1a, est en cours à Joigny-sur-Meuse, nécessitant de fermer la route à la circulation. Sujette à des risques d’éboulement assez récurrents tout en étant assez fréquentée, cette portion avait fait l’objet d’une étude géotechnique qui a permis de déterminer les travaux de confortement nécessaires à sa sécurisation.
Pour les réaliser, le Conseil départemental, gestionnaire du réseau routier départemental, a fait appel à CAN, une entreprise spécialisée dans les travaux d’accès difficiles. Elle conçoit et réalise des solutions durables pour la protection contre les risques naturels et la sécurisation des infrastructures linéaire, ici une route départementale. « Nous avons parmi nos clients beaucoup de collectivités publiques », explique Pierre Laplaige, conducteur de travaux chez CAN.
A Joigny, une équipe de 4 à 6 personnes intervient depuis le 3 novembre. Après avoir débroussaillé et réalisé des purges afin de préparer le terrain à la mise en place des éléments techniques, un système de cordes a été installé, afin d'assurer la sécurité des cordistes durant leur progression sur la paroi.
Après quoi, les premiers forages ont été réalisés, nécessitant de percer la roche entre 1,5 et 4 mètres de profondeur, selon le type d’éléments à mettre en œuvre (grillage de protection ou écrans pare-blocs). « Ici, c’est du schiste ardoisier, les ancrages sont scellés à la roche avec du coulis de ciment», détaille David Vanherwegen, le chef de chantier. Quant aux éléments de sécurisation (filets de câbles, grillages, écrans pare-blocs…), ils sont faits sur mesure suivant les contraintes techniques, à savoir le terrain, le dénivelé, l’altitude. »
La dernière phase de travaux se déroulera jusqu’au 14 février 2026.
Cette opération, entièrement financée par le Conseil départemental, est estimée à 360 000 €.
Le chantier en quelques chiffres
- 500 mètres linéaires d’ancrages à forer
- 600 mètres de cordes pour sécuriser l’intervention des cordistes
- 1600 m² de grillage à poser
- 200 mètres linéaires d’écrans (blocs imposants)





