Les conseillers généraux visitent le Fort des Ayvelles

Construits entre 1877 et 1878 afin qu’ils puissent remplir leur rôle d’arrêt des forces ennemies, le Fort et la Batterie des Ayvelles font aujourd’hui partie du patrimoine ardennais. Cet ouvrage défensif appartient au Conseil général. Il est réhabilité par une association de passionnés qui veulent lui donner une destinée dans le tourisme de mémoire.

Construit entre 1877 et 1878, le Fort des Ayvelles comprend un ouvrage principal, communément appelé le Fort et un ouvrage annexe, la Batterie, situés à 500 mètres l’un de l’autre. Il s’agit d’un Fort dit "Séré de Rivières" du nom du Général qui, après la défaite de 1870, a conçu un nouveau système de défense des frontières en remplacement des anciennes places fortes.

Sa mission principale était d’interdire à l’ennemi les quatre voies ferrées de Reims, Montmédy, Hirson et Givet se rejoignant aux gares de Mohon et Charleville.

Ce Fort avait la particularité d’être doté d’une casemate cuirassée abritant un canon de longue portée. Dans sa technique de construction on retrouve des caponières doubles, des échauguettes, des poudrières et de multiples pièces pouvant entretenir la vie de plus de 1200 soldats. Ce Fort a été particellement détruit par les Allemands au cours de la guerre 1914-1918.

Une réhabilitation bien engagée

Le Fort et la Batterie des Ayvelles sont devenus propriété du Conseil général des Ardennes qui en confie sa réhabilitation à la dynamique association présidée par Jean-Luc Lascurettes.

Les conseillers généraux ont visité l’ouvrage le 8 septembre après la Commission Permanente et ont été attentifs aux propositions d’aménagement défendues par le Conservateur des Musées Stéphane André et relayées par l’Association du Fort et de la Batterie des Ayvelles et ses infatigables défenseurs.

A son tour, le public pourra découvrir l’immense travail des bénévoles de l’Association et les bienfaits de la réhabilitation du Département au cours des journées du Patrimoine des 16 et 17 septembre.